La CSRD impose à un nombre croissant d'entreprises européennes de produire un reporting ESG standardisé, fondé sur les ESRS, avec un focus fort sur les données environnementales (climat, énergie, émissions, ressources…). Ce reporting de durabilité doit être suffisamment robuste pour être comparé et contrôlé, dans une logique de transparence et de performance. Autrement dit : pour être conforme, il faut savoir si vous êtes concerné, respecter le calendrier, appliquer les normes européennes et organiser la collecte de données environnementales avec des validations traçables.
La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) s'inscrit dans la stratégie de l'Union Européenne pour harmoniser le reporting extra-financier des entreprises européennes et renforcer la transparence sur les enjeux de développement durable.
Dans ce guide, vous trouverez une explication claire des règles, des échéances 2026 et une méthode pas-à-pas pour vous préparer, sans freiner votre développement.
Résumé en bref :
- ESG : Environnement, Social et Gouvernance
- CSRD : Corporate Sustainability Reporting Directive
- ESRS : European Sustainability Reporting Standards
- Entreprises concernées : dépassement des seuils employés et CA, chaîne de valeur
- Calendrier 2026 : la vague 1 a déjà reporté (exercice 2024 publié en 2025), les vagues 2/3 sont repoussées de 2 ans ("stop-the-clock"), et le périmètre est resserré fin 2025 (seuils relevés)
- Méthode en 7 étapes : qualifier votre situation, faire la double matérialité, organiser la collecte (RACI), sécuriser les preuves, intégrer la chaîne de valeur, produire un 1er draft ESRS, puis verrouiller la validation interne (traces/signatures)
- Yousign : signature électronique sécurisée, dossiers de preuves, archivage
Qu'est-ce que la CSRD ?
CSRD, ESG, ESRS : définition
ESG signifie Environnement, Social et Gouvernance. Il s'agit d'un cadre de lecture qui regroupe les principaux critères utilisés pour évaluer la durabilité d'une entreprise, au-delà de ses seuls résultats financiers. L'ESG sert à analyser :
- L'impact de l'entreprise sur son environnement et la société (exemples : émissions, conditions de travail, éthique)
- Les risques et opportunités que ces sujets peuvent créer pour l'entreprise (exemple : réglementation climatique, tensions sur les ressources, réputation, gouvernance), et leur impact sur la performance et le pilotage financier
CSRD signifie Corporate Sustainability Reporting Directive. Il s'agit d'une directive européenne qui oblige certaines entreprises européennes à publier, chaque année, un rapport de durabilité structuré. Elle impose de rendre compte des impacts de l'entreprise sur l'environnement et la société, mais aussi de la façon dont les enjeux ESG (climat, ressources, social, gouvernance…) peuvent affecter l'entreprise (risques, coûts, opportunités), et sa stratégie de transition.
L'objectif est de passer d'une communication RSE parfois "à la carte" à des informations comparables entre entreprises, plus fiables, et plus faciles à utiliser pour les investisseurs, banques, partenaires et régulateurs.
Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) sont les normes européennes de reporting de durabilité. Ce sont les "règles de rédaction" qui indiquent quelles informations ESG une entreprise doit publier et comment les présenter, afin que les rapports soient comparables d'une entreprise à l'autre dans toute l'UE.
Ils s'inscrivent dans la CSRD : la directive CSRD crée l'obligation de reporting, et les ESRS en définissent le contenu et la structure (impacts, risques et opportunités matériels, sur les volets environnementaux, sociaux et gouvernance).
À retenir :
ESG = les sujets. CSRD = l'obligation. ESRS = les standards de reporting.
Important
La mise en œuvre de la CSRD nécessite une coordination entre plusieurs départements de l'entreprise : finance, RSE, juridique, achats et RH. Il ne s'agit pas uniquement d'un exercice de communication, mais d'une transformation profonde des processus internes de collecte et de validation des données ESG.
Pourquoi l'UE a renforcé le cadre ?
Pendant longtemps, le reporting "RSE / ESG" a été très hétérogène.
Les entreprises ne publiaient pas le même volume d'informations et n'avaient pas forcément les mêmes définitions des termes que nous avons expliqués précédemment. Les indicateurs utilisés pouvaient aussi varier d'une entreprise à l'autre. Il était alors difficile de comparer deux sociétés, ou de savoir si un chiffre est calculé de la même manière.
La CSRD a donc été pensée pour répondre à trois besoins concrets :
1) Mettre tout le monde sur une base commune
L'objectif est de garantir des informations de durabilité comparables et cohérentes, utiles aux investisseurs et aux autres parties prenantes (banques, clients, assureurs, autorités), et à l'analyse des risques.
2) Améliorer la qualité et la fiabilité des données publiées
Avec un cadre plus strict et des standards communs, la CSRD vise des informations plus fiables, plus structurées, et plus faciles à exploiter, pour une meilleure gestion.
3) Rendre la durabilité "actionnable" pour l'économie
L'idée de fond est que ces informations ne servent pas seulement à communiquer. Elles doivent aider à mieux comprendre :
- Les risques auxquels l'entreprise fait face (exemple : climat, ressources)
- Les impacts sur les personnes et l'environnement
Pour y parvenir, l'UE s'appuie sur les ESRS, qui jouent le rôle de langage commun : même structure, mêmes exigences de présentation, mêmes grands principes.
Quelles entreprises sont concernées par la CSRD ?
Les entreprises directement dans le périmètre
Les seuils retenus pour les "grandes entreprises"
- Cadre historique CSRD : le périmètre couvrait les grandes entreprises (définies via critères type effectif/CA/bilan) et, à terme, certaines PME cotées
- Évolutions Omnibus (accord du 9 décembre 2025 + vote du Parlement le 16 décembre 2025) : le périmètre est resserré vers les entreprises ≥ 1 000 employés et avec un seuil de chiffre d'affaires ajouté (net turnover > 450 millions d'euros), et les PME cotées seraient retirées du champ
Si vous réunissez ces critères, vous êtes concerné.
Attention
Même si vous n'êtes pas directement soumis à la CSRD, vos clients ou banques peuvent vous demander des données ESG dans le cadre de leur propre reporting (effet chaîne de valeur). Anticipez ces demandes dès maintenant pour éviter une collecte de données en urgence.
Les filiales, consolidations, et demandes internes
Même si votre entité seule ne dépasse pas les seuils, vous pouvez être mobilisé parce que :
- Votre maison-mère ou votre groupe entre dans le périmètre
- Doit consolider des informations provenant de plusieurs entités
Dans ce cas, votre entreprise devient un "maillon" de la conformité : collecte de données, justificatifs, validation interne, procédures.
Les PME cotées et entreprises hors périmètre direct
Même si votre entreprise ne publie pas un rapport CSRD, vous pouvez être impacté parce que :
- Un grand compte client doit reporter et vous demande des informations (exemple : émissions, politique RH, achats responsables)
- Votre banque/assureur intègre des critères ESG dans l'analyse des risques
- Des appels d'offres exigent des preuves et indicateurs
L'UE a explicitement mis en avant l'objectif de protéger les entreprises de moins de 1 000 employés contre un "reporting shift" imposé par les grands donneurs d'ordre, mais dans les faits, la pression de la chaîne de valeur peut rester forte.
Checklist "diagnostic"
Posez-vous ces 4 questions :
- Effectif : sommes-nous au-dessus de 1 000 employés ?
- Chiffre d'affaires : dépassons-nous 450 millions d'euros de CA net ?
- Groupe : faisons-nous partie d'un groupe susceptible de consolider des données CSRD ?
- Chaîne de valeur : nos clients/financeurs demandent-ils déjà (ou vont-ils demander) des données ESG ?
- Oui à 1 + 2 → concerné directement
- Non, mais oui à 3 ou 4 → concerné indirectement (et il faut s'organiser, au moins sur les données demandées)
Qu'est-ce que la CSRD change concrètement dans votre reporting ESG ?
Avec la CSRD, on ne parle plus d'un rapport RSE "libre", mais d'un reporting de durabilité normé, structuré, et pensé pour être comparé et contrôlé, un peu comme de l'information financière.
De nouvelles attentes sur le "E" (environnement)
La dimension environnementale prend une place plus structurante dans la stratégie de développement durable. On ne parle pas seulement de "bonnes pratiques", mais de données et d'éléments permettant de comprendre votre exposition et votre trajectoire de transition. Vous devez pouvoir documenter, selon ce qui est matériel :
- Climat : émissions, énergie, principaux risques et opportunités liés au climat (physiques et de transition)
- Autres thématiques environnementales : pollution, eau, biodiversité, ressources et économie circulaire
L'idée est de permettre à un lecteur externe de comprendre vos impacts, mais aussi vos vulnérabilités (coûts, ruptures, réglementation, dépendances), afin d'avoir une meilleure vision en matière de performance.
Double matérialité : le pivot du dispositif
Il s'agit de la pierre angulaire de la CSRD. La double matérialité vous oblige à regarder les sujets ESG dans les deux sens :
- Matérialité d'impact : quels sont vos effets sur l'environnement et la société ?
- Matérialité financière : quels enjeux ESG peuvent impacter votre business (risques, coûts, opportunités) et vos objectifs financiers ?
Cela représente un réel changement, car vous ne pouvez plus choisir vos thèmes comme bon vous semble. Au contraire, vous devez justifier votre sélection, expliquer la méthode, et montrer comment cela guide votre analyse, vos priorités de reporting et votre gestion d'action.
Important
La double matérialité ne signifie pas que vous devez reporter sur tous les sujets ESG. Seuls les enjeux jugés matériels (après analyse de matérialité) doivent faire l'objet d'un reporting détaillé. Cela vous permet de prioriser et d'éviter de surcharger vos équipes.
Chaîne de valeur : le reporting ne s'arrête pas à vos murs
Avec la CSRD, le reporting ne se limite plus à ce que vous contrôlez en interne. Il peut aussi couvrir votre chaîne de valeur, c'est-à-dire ce qui se passe avant et après votre activité : fournisseurs, sous-traitants, transport, distribution, usage, fin de vie… selon ce qui est jugé matériel.
Vous allez devoir collecter des données externes
Souvent, ce sont les achats et les fournisseurs qui deviennent le point de départ : émissions associées, origine des matières, pratiques sociales, conformité, etc.
La donnée parfaite n'existe pas tout de suite
Le cadre prévoit que l'entreprise puisse, dans certains cas, s'appuyer sur des estimations (proxys) quand l'information n'est pas disponible, à condition d'expliquer clairement la méthode et d'améliorer progressivement la qualité.
Bon à savoir
Vous pouvez utiliser des estimations (proxys) lorsque les données précises de vos fournisseurs ne sont pas disponibles, à condition d'expliquer la méthode et de planifier une amélioration progressive. Le cadre ESRS prévoit cette flexibilité pour la montée en puissance.
La traçabilité devient essentielle
Pour chaque indicateur clé, il faut pouvoir répondre à trois questions simples : D'où vient la donnée ? Comment est-elle calculée ? Qui l'a validée ?
Calendrier et échéances clés (mise à jour 2026)
Ce qui ne change pas : la première vague déjà lancée
Les entreprises qui étaient déjà soumises à l'ancien reporting (NFRD - Non-Financial Reporting Directive) ont commencé la CSRD sur l'exercice 2024, avec un reporting publié en 2025. En clair, si vous travaillez avec de grands groupes, c'est souvent dès maintenant qu'ils vous demandent des données ESG (effet chaîne de valeur), même si vous n'êtes pas soumis à la CSRD.
La NFRD (Non-Financial Reporting Directive) a été remplacée par la CSRD en janvier 2024, élargissant considérablement le nombre d'entreprises européennes concernées.
Ce qui a été repoussé : "stop-the-clock" (décalage de 2 ans)
La directive dite "stop-the-clock" (adoptée dans le cadre Omnibus) repousse l'entrée en application des obligations CSRD pour les entreprises qui devaient commencer plus tard (les vagues 2 et 3).
L'idée à retenir : cela donne un délai aux entreprises "vague 2 / vague 3", le temps que le périmètre final et les modalités soient stabilisés.
Ce qui change en profondeur : périmètre resserré (accord politique fin 2025)
Fin 2025, le Conseil et le Parlement ont annoncé un accord visant à limiter l'obligation de reporting CSRD aux entreprises plus grandes, via des seuils relevés (notamment > 1 000 employés et > 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net), et à sortir les PME cotées du champ.
En conséquence : beaucoup d'entreprises "intermédiaires" basculent d'une logique conformité à une logique anticipation + réponses aux demandes de clients/financeurs.
Exigence CSRD/ESRS | À produire (données) | À sécuriser / faire signer (preuves & docs) |
|---|---|---|
Gouvernance & stratégie | objectifs, KPI, pilotage | note de cadrage CSRD, RACI, PV de décisions/validations |
Double matérialité | matrice, risques/opportunités (dont financier) | mémo méthode, CR d'ateliers, validation DG/DAF |
Environnement (E) | émissions, énergie, plan de transition | procédures de calcul, hypothèses/proxys, preuves (factures/exports) |
Chaîne de valeur | données fournisseurs, achats, matières | code de conduite fournisseurs, questionnaires/attestations, clauses ESG |
Social (S) si matériel | indicateurs RH, formation, salaires | politiques RH, preuves de déploiement, validations internes + archivage |
Comment se préparer à la CSRD ? (méthode pas-à-pas)
Se préparer à la CSRD implique de mettre en place une méthode, des responsabilités, et une donnée ESG suffisamment fiable pour tenir dans la durée, au service d'une démarche durable et de votre stratégie. L'objectif est d'avancer vite, sans surproduire, tout en renforçant la gestion et la transparence. Voici les étapes à suivre.
Étape 1 : qualifier votre situation (directement concerné, groupe, ou chaîne de valeur)
Commencez par répondre à trois questions simples :
- Sommes-nous directement dans le périmètre ? (seuils + statut)
- Faisons-nous partie d'un groupe qui consolide un reporting CSRD ?
- Nos clients/banques vont-ils nous demander des données ESG en 2026 ?
Livrable recommandé : une fiche "statut CSRD" d'une page (scope, entités, hypothèses, prochaines dates), pour cadrer votre stratégie et vos objectifs.
Étape 2 : lancer une double matérialité "pragmatique"
La double matérialité est le point de départ : c'est elle qui justifie ce que vous reportez (et ce que vous ne reportez pas).
Commencez par trois actions simples :
- Identifiez vos principaux impacts / risques / opportunités ESG
- Priorisez (10-15 sujets maximum)
- Documentez la méthode (sources, ateliers, participants, critères de notation)
Livrable : une matrice de matérialité + un mémo méthode (même court, mais traçable).
Étape 3 : cartographier les données et nommer des responsables (RACI)
Pour chaque donnée clé, définissez :
- Le propriétaire (qui produit)
- Le contributeur (qui alimente)
- Le valideur (qui approuve)
- Le contrôleur (qui vérifie)
Ajoutez les règles de base :
- Périmètre (quelles entités)
- Fréquence (mensuelle / trimestrielle / annuelle)
- Méthode de calcul
- Source (outil, extraction, justificatif)
Livrable : un tableau de collecte data (indicateur → owner → source → preuve → fréquence).
Étape 4 : sécuriser les preuves (audit-ready dès le départ)
La CSRD pousse vers un reporting plus vérifiable. Pour éviter de devoir recommencer dans quelques mois, veillez à :
- Centralisez les justificatifs (factures énergie, politiques RH, procédures, bilans, rapports)
- Tracez les hypothèses (estimations, proxys, limites)
- Identifier les acteurs de vos documents (qui a modifié quoi, quand)
Livrable : un dossier "preuves CSRD" structuré + un journal de calcul (même simple).
Étape 5 : intégrer la chaîne de valeur progressivement
Ne cherchez pas à tout avoir dès le premier jour. Commencez par les zones qui pèsent le plus : achats stratégiques, énergie, transport, prestataires critiques.
Quand la donnée manque, utilisez des estimations (proxys) et annoncez un plan d'amélioration.
Livrable : un "plan de montée en qualité" sur 12-18 mois (priorités, jalons, responsabilités), aligné avec vos objectifs de développement durable.
Étape 6 : structurer votre reporting ESRS (et produire un premier "draft")
Une fois que la matérialité et les données sont en place, passez à une production itérative :
- Un premier draft "minimum viable"
- Enrichissement et fiabilisation
Conseil
Démarrez tôt par les informations transverses (gouvernance, méthode, process), souvent plus longues à formaliser.
Étape 7 : verrouiller la validation interne et éviter les allers-retours
La validation est la dernière étape, souvent sous-estimée. Le reporting CSRD traverse plusieurs fonctions : DG, finance, QSE/RSE, RH, achats, juridique.
Mettez en place :
- Un circuit de validation clair
- Des jalons
- Une preuve de validation (traces, signatures, archivage)
Bon à savoir
Ici un outil comme Yousign apporte de la valeur : faire signer les politiques, procédures, engagements, et conserver une piste d'audit exploitable. La signature électronique permet de sécuriser et tracer chaque étape de validation.
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Quel est le rôle de Yousign pour un reporting CSRD plus fiable ?
Maintenant que vous avez structuré votre démarche CSRD, il reste un enjeu clé : sécuriser le cycle de vie de vos documents ESG (validation, signature, dossier de preuve, conservation). C'est précisément là que Yousign intervient.
Yousign aide surtout sur un point clé : sécuriser le cycle de vie de vos documents ESG (validation, signature, dossier de preuve, conservation).
La signature électronique adaptée au CSRD/ESG
Yousign est une plateforme de signature électronique conforme au cadre eIDAS (règlement eIDAS n°910/2014). Elle propose trois niveaux de signature (simple (SES), avancée (SEA) et qualifiée (SEQ)), afin d'adapter le niveau de sécurité au type de document et à ses enjeux juridiques.
Dans une démarche CSRD, c'est particulièrement utile : vous pouvez faire signer vos documents de manière simple, sécurisée et traçable, tout en gardant une preuve exploitable en cas de contrôle ou de vérification.
Exemples de documents CSRD/ESG que vous pouvez signer électroniquement :
- Note de cadrage CSRD (périmètre, calendrier, responsabilités)
- Gouvernance/RACI et circuits de validation internes
- Procédures de collecte des données ESG (méthodes, sources, fréquence)
- PV ou comptes-rendus de validation (matérialité, arbitrages, plans d'action)
- Politiques et chartes : climat/environnement, achats responsables, éthique/anticorruption
- Documents "chaîne de valeur" : code de conduite fournisseurs, questionnaires, attestations, clauses ESG contractuelles
- Documents RH utiles au reporting social : politiques de rémunération, éléments de gouvernance liés aux salaires (selon matérialité)
Dossier de preuves et piste d'audit : votre "filet de sécurité"
À chaque signature, Yousign génère un dossier de preuves et des informations de traçabilité (adresse IP, mode d'authentification, historique des actions, niveau de signature, statut du processus…). Cela permet d'assurer une sécurité optimale, en répondant aux questions lors d'un audit, en justifiant une validation interne, ou encore en prouvant l'intégrité et l'authenticité d'un document (et éviter les versions "fantômes"), ce qui est essentiel pour un reporting financier et extra-financier plus vérifiable.
Conservation et archivage : sécuriser la preuve dans le temps
Selon Yousign, l'archivage des dossiers de preuves est assuré pendant 10 ans, avec un tiers archiveur (CDC Arkhineo) et un positionnement "archivage probant". C'est particulièrement utile si vous devez reconstituer un historique plusieurs années après (audit, litige, contrôle, revue interne), et démontrer qui a validé quoi dans le cadre de la directive CSRD.
Chez Yousign, nous accompagnons plus de 20 000 clients dans la sécurisation de leurs processus contractuels en Europe, dont de nombreuses entreprises soumises à la CSRD. Nos clients du secteur industriel ont notamment réduit leur cycle de validation des politiques ESG de 10 jours en moyenne grâce à l'automatisation des workflows de signature.
Conclusion
La CSRD marque un tournant : le reporting ESG devient un exercice structuré, comparable et de plus en plus vérifiable. Pour les entreprises concernées, l'enjeu n'est pas seulement de publier un rapport, mais de mettre en place une méthode, une gouvernance et des preuves solides sur la durée : elles devront pouvoir justifier leurs données et leurs validations, y compris lorsqu'elles alimentent le bilan durable et le pilotage financier.
Yousign vous aide à sécuriser et accélérer la formalisation des documents CSRD : validation interne, signatures électroniques adaptées au niveau d'enjeu (simple, avancée, qualifiée) et traçabilité des engagements. Vous gagnez du temps, tout en renforçant la fiabilité de vos processus.
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FAQ
Qu'est-ce que l'analyse de double matérialité dans le cadre de la CSRD ?
L'analyse de matérialité consiste à identifier et évaluer vos impacts sur l'environnement et la société (matérialité d'impact), ainsi que les risques et opportunités ESG qui peuvent affecter votre activité (matérialité financière). Cette double perspective est au cœur du reporting CSRD et permet de prioriser les enjeux les plus significatifs pour votre entreprise et vos parties prenantes.
Les entreprises européennes doivent-elles intégrer leur chaîne de valeur dans le reporting CSRD ?
Oui, lorsque c'est jugé matériel. Les normes ESRS exigent de prendre en compte les impacts, risques et opportunités liés à votre chaîne de valeur (fournisseurs, sous-traitants, distribution). Si la donnée manque, vous pouvez commencer avec des estimations, en expliquant la méthode et en planifiant une amélioration progressive de la qualité des données.
Quelles sont les entreprises européennes concernées par la CSRD après l'accord Omnibus ?
Depuis l'accord Omnibus de décembre 2025, le périmètre a été resserré : seules les entreprises de plus de 1 000 employés avec un chiffre d'affaires net supérieur à 450 millions d'euros sont concernées directement. Les PME cotées ont été retirées du champ d'application, mais restent soumises à des demandes indirectes via la chaîne de valeur.
Le reporting CSRD doit-il être contrôlé ?
Oui, il s'inscrit dans une logique de vérification/assurance : d'où l'importance de preuves, de calculs tracés et de validations internes. Les entreprises doivent pouvoir démontrer la fiabilité de leurs informations ESG avec des dossiers de preuves exploitables lors d'audits externes.
Par quoi commencer si je veux me préparer vite ?
Commencez par qualifier votre statut CSRD (êtes-vous directement concerné ?), puis réalisez une matérialité "light" pour identifier vos enjeux prioritaires. Ensuite, mettez en place un RACI sur les données clés et créez un dossier de preuves (même minimal) : c'est ce que les entreprises devront structurer en priorité pour être audit-ready.
En quoi Yousign aide pour la CSRD ?
Yousign permet de signer et tracer rapidement les documents CSRD (politiques, procédures, validations, fournisseurs) avec le bon niveau de signature (simple/avancée/qualifiée) et une preuve exploitable. Vous sécurisez ainsi le cycle de validation interne, renforcez la traçabilité et conservez un dossier de preuves conforme pendant 10 ans, essentiel en cas d'audit ou de contrôle.





