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Clause de révision de prix : rédaction et formules d'indexation 2026

Clause de révision de prix _ rédaction et formules d'indexation 2026

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La clause de révision de prix est la solution la plus sûre pour ajuster un prix en marchés publics quand les coûts évoluent en cours d'exécution. En 2026, l'enjeu est double : rédiger une clause d'indexation claire (indice, base, périodicité, formule) et choisir des indices adaptés à la nature des prestations, des fournitures ou de l'ouvrage, afin d'éviter toute contestation entre acheteur et titulaire. Dans ce guide, vous trouverez une méthode de rédaction "copiable", des formules simples et paramétriques, les points de vigilance (notamment les changements de base), et des conseils pour sécuriser vos documents et avenants avec Yousign.

Résumé en bref :

  • Révision des prix en marché public : mécanisme prévu au contrat qui permet d'ajuster le prix en cours d'exécution pour suivre l'évolution des coûts, selon une méthode et une périodicité définies.
  • Types de clauses : Prix ferme, prix ferme actualisable, et prix révisable.
  • Indices à privilégier en 2026 : pour les travaux, privilégier les indices INSEE de construction (BT/TP) ; pour certaines prestations de services, l'IPC peut convenir mais il faut être vigilant aux changements de base.
  • Rédiger une clause de révision des prix : préciser P0/I0, l'indice (nom exact + base), la formule, la périodicité, les modalités pratiques (arrondis, indice publié tard) et une clause de substitution si l'indice est modifié ou arrêté.
  • Bonnes pratiques 2026 : prévoir systématiquement une clause de substitution d'indice pour anticiper les changements de base (comme le passage IPC base 2015→2025) et éviter les blocages contractuels.

Qu'est-ce que la révision des prix en marché public ?

Définition

Dans un marché public, la révision des prix est un mécanisme contractuel qui permet de faire varier le prix en cours d'exécution pour tenir compte de l'évolution de certains coûts (matériaux, énergie, salaires, transport...). L'objectif est de préserver l'équilibre économique du contrat pendant sa durée, en évitant qu'un prix fixé à un instant donné devienne inadapté à la réalité des coûts.

Point clé : il n'y a pas de "révision automatique" par défaut. Elle n'existe que si le marché la prévoit, via une clause (souvent dans le CCAP / acte d'engagement), en cohérence avec le CCAG applicable et la nature des contrats (travaux, services, fournitures).

Le cadre juridique

Lorsque le pouvoir adjudicateur prévoit un prix révisable, le Code de la commande publique (article R2112-13) impose que les documents contractuels précisent clairement trois éléments :

La date d'établissement du prix initial

C'est la référence de départ (souvent notée P0 / I0) : par exemple le mois de remise de l'offre, la date de notification, ou un mois de référence fixé au CCAP, afin de cadrer la fixation du prix.

Les modalités de calcul de la révision

La clause doit indiquer comment le prix évolue : indice(s) retenu(s), formule d'indexation, pondérations éventuelles, règles d'arrondi, gestion de l'indice "le plus récent publié"... Le Code mentionne notamment l'usage d'une formule représentative des coûts réels (avec éventuellement un terme fixe) ou d'une référence d'ajustement. Ce contenu doit être adapté aux techniques de calcul prévues au marché.

La périodicité de mise en œuvre

Mensuelle, trimestrielle, ou encore annuelle, cette périodicité doit être explicitement prévue. Dans le cas contraire, l'application devient incertaine et source de litige.

Important

Le Code de la commande publique impose 3 éléments obligatoires pour tout prix révisable : date d'établissement du prix initial (P0/I0), modalités de calcul de la révision, et périodicité de mise en œuvre. Sans ces 3 piliers, la clause est juridiquement fragile et difficilement applicable.

Comment différencier révision, actualisation, et ajustement ?

Révision vs actualisation (cas d'usage)

L'actualisation sert à "remettre à niveau" un prix ferme quand il existe un décalage entre la date où l'entreprise a fixé son prix dans l'offre et le début réel d'exécution (par exemple lorsqu'un maître d'ouvrage tarde à lancer l'exécution de l'œuvre ou de l'ouvrage).

Elle vise surtout le cas où plus de 3 mois s'écoulent entre ces deux moments : le Code prévoit alors (article R2112-11) que le marché doit préciser que le prix sera actualisé, et que cette actualisation se fera aux conditions économiques correspondant à une date antérieure de 3 mois au début d'exécution.

Exemple : vous répondez à un appel d'offres en janvier, mais le démarrage opérationnel du marché n'a lieu qu'en juin : l'actualisation permet de corriger le prix "figé" de l'offre pour tenir compte du décalage.

La révision, elle, fait évoluer le prix pendant l'exécution du marché, selon une périodicité prévue (mensuelle, trimestrielle, annuelle…) et une méthode de calcul définie (indice(s), formule, pondération…). Le Code impose que la clause fixe :

  • La date d'établissement du prix initial.
  • Les modalités de calcul.
  • La périodicité.

Exemple : un marché de travaux sur 18 mois exposé à des variations de coûts (matériaux, carburant, main-d'œuvre) : la révision permet d'ajuster le prix à intervalle régulier tout au long du chantier.

En bref :

L'actualisation corrige un décalage avant le démarrage, tandis que la révision compense des variations économiques pendant l'exécution.

Pourquoi est-ce important ?

Faire la distinction est primordiale, car confondre ces mécanismes crée un risque très concret : une clause difficile à appliquer, contestée, voire inutilisable, donc génératrice de litiges et de blocages de paiement.

Les erreurs les plus fréquentes côté "révision" :

  • Périodicité floue ou absente (on ne sait pas quand appliquer la formule) → or, la périodicité doit être prévue.
  • Indice non défini précisément (intitulé exact, organisme, fréquence, série) ou base non précisée (ex : changement de base INSEE) → la formule devient ambiguë.
  • Date de référence mal cadrée (P0 / I0) → impossible de savoir quel "prix initial" sert de point de départ.

Côté "actualisation", l'enjeu est similaire : si le marché ne prévoit pas correctement les modalités alors qu'un décalage important existe, l'entreprise peut se retrouver à exécuter avec un prix "offre" devenu économiquement dépassé, et l'acheteur à gérer des tensions d'exécution.

Quels sont les différents types de clauses de révision de prix ?

Prix ferme, prix ferme actualisable, prix révisable

Prix ferme

Le prix est fixe pendant toute la durée d'exécution : pas de variation liée aux indices, sauf cas très spécifiques prévus au contrat. Il est à privilégier dans les cas suivants :

  • Marchés courts.
  • Prestations peu exposées aux variations de coûts (matières/énergie/salaires).
  • Environnement économique relativement stable.

Prix ferme actualisable

Le prix reste ferme pendant l'exécution, mais il peut être mis à jour une seule fois pour compenser un décalage entre la remise de l'offre et le démarrage effectif (notification tardive, ordre de service différé...). À privilégier pour :

  • Marchés où le démarrage est incertain (risque de décalage).
  • Marchés de durée d'exécution courte à moyenne, mais où l'on veut éviter d'exécuter avec un prix "figé" trop longtemps avant le lancement, notamment pour le titulaire.

Prix révisable

Le prix évolue pendant l'exécution, selon une périodicité et une méthode (indice(s) + formule) prévues dès le départ. À privilégier pour :

  • Marchés longs (ou phasés).
  • Contrats exposés aux aléas de coûts (travaux, énergie, transport, matières premières, main-d'œuvre).
  • Situations où l'on veut sécuriser l'équilibre économique sur la durée.

En bref :

  • Durée courte + faible aléa → prix ferme
  • Risque de décalage avant démarrage → prix ferme actualisable
  • Durée longue / aléas forts → prix révisable

Clause d'indexation

Une clause d'indexation (ou clause de révision indexée) est une clause qui prévoit que le prix varie en fonction d'un indice (ou d'un panier d'indices) publié par un organisme de référence (exemple : INSEE). Son objectif est de rendre la variation objective, mesurable et automatique, sans renégocier à chaque fluctuation ni procéder à une modification au cas par cas.

Pour éviter toute contestation et assurer une application "sans friction", une clause d'indexation complète doit préciser :

  • L'indice retenu : nom exact, série, organisme, fréquence de publication
  • La base de l'indice : base 2015, base 2025...
  • La valeur initiale (I0) : indice à la date de référence (mois/trim. de base)
  • Le prix de départ (P0) : prix initial concerné (BPU, DPGF, forfait…)
  • La périodicité d'application : mensuelle, trimestrielle, annuelle…
  • La formule de calcul : simple ou paramétrique (voir ci-dessous)
  • Les règles pratiques : arrondis, indice "le plus récent publié", rattrapage si indice publié tardivement, date de prise en compte
  • Une clause de substitution : que faire si l'indice est arrêté, renommé ou change de base (très recommandé)

Bon à savoir

Prévoir une clause de substitution d'indice dès la rédaction initiale évite tout blocage en cas de changement de base (comme le passage IPC base 2015→2025 en 2026). C'est votre assurance anti-litige.

Clause "simple" vs clause "paramétrique"

Index global (clause simple) : 1 indice principal

C'est la forme la plus facile à gérer : un seul indice pilote la variation du prix.

  • Logique : "mon prix suit l'évolution d'un indice représentatif de mon coût principal".
  • Avantages : simple à rédiger, simple à appliquer, moins de risques d'erreurs.
  • Limites : parfois trop "grossier" si les coûts réels ne suivent pas un seul facteur.

Exemple de formule-type :

Pn = P0 × (In / I0)

P0 = prix initial, Pn = prix révisé, I0 = indice de base, In = indice au moment de la révision.

Formule paramétrique : plusieurs postes + pondérations

Ici, le prix évolue selon plusieurs composantes (par ex. matières + salaires + énergie) avec des coefficients (pondérations) censés refléter la structure réelle des coûts.

  • Logique : "mon prix suit un panier de coûts" (plus représentatif).
  • Avantages : plus fidèle à la réalité économique, mieux adaptée aux marchés complexes/longs.
  • Limites : plus technique, plus sensible aux erreurs (coefficients incohérents, indices mal choisis, base oubliée, etc.).

Exemple de formule-type (paramétrique)

Pn = P0 × [ a + b × (In1/I01) + c × (In2/I02) + d × (In3/I03) ]

a = part fixe (non révisable), b, c, d = pondérations des postes révisables, La somme a + b + c + d = 1 (bonne pratique).

Quand choisir paramétrique ?

  • Marché long ou très exposé (travaux, énergie, transport, matières).
  • Coûts réellement multi-factoriels (exemple : chantier : matériaux + main-d'œuvre + carburant).

Quels sont les indices à privilégier en 2026 ?

Les familles d'indices utiles

Les index INSEE "construction" : BT, TP et index divers (marchés de travaux)

Pour les marchés de travaux, les plus utilisés sont les index bâtiment (BT), travaux publics (TP) et certains index divers de la construction. Ils mesurent des coûts de production du secteur et sont conçus, justement, pour l'indexation de contrats liés à un ouvrage.

Ils sont adaptés aux marchés de construction, car :

  • Ils sont publiés régulièrement et historiés.
  • Ils couvrent des activités/lotissements différents (exemple : tous corps d'état, terrassement, maçonnerie…).
  • Ils sont utilisés pour les actualisations et révisions de prix des marchés de construction (référence explicite dans des avis publiés au Journal officiel).

L'indice des prix à la consommation (IPC) : utile pour certaines prestations "services"

L'IPC sert plutôt sur des marchés où les coûts suivent une logique "panier de consommation" : certaines prestations de services, marchés récurrents, frais généraux... L'INSEE le publie mensuellement (IPC et aussi l'IPCH, version harmonisée).

Attention

L'IPC est très courant, donc tentant à utiliser "par défaut", mais il est aussi sensible aux changements de base.

Point de vigilance 2026 : changement de base de certains IPC

En 2026, un sujet peut faire trébucher une clause d'indexation : le passage des indices de prix à la consommation d'une base 2015 à une base 2025.

  • D'après Le Moniteur (article publié le 3 février 2026), sur la base des publications INSEE, les valeurs jusqu'à décembre 2025 étaient les dernières en base 2015, la série étant arrêtée, puis les indices publiés à partir de janvier 2026 passent en base 2025.
  • L'INSEE a également communiqué sur ce changement ("peau neuve" de l'indice des prix en janvier 2026), et explique ce que cela implique en pratique (nouvelle base, changements de présentation/structure), ce qui impose une modification de la clause si elle était rédigée sur l'ancienne base.

Les conséquences concrètes pour la rédaction de la clause :

Si votre clause mentionne "IPC" sans précision, vous vous exposez à :

  • Une ambiguïté sur quelle série utiliser (base 2015 vs base 2025).
  • Des discussions au moment de calculer I0 / In
  • Et dans le pire des cas, à une clause difficile à appliquer faute de méthode de raccord.

Attention

Oublier de préciser la base de l'indice (ex: "IPC base 100 = 2025") rend la clause ambiguë et potentiellement inapplicable. Toujours préciser : nom exact de l'indice, organisme, base, et fréquence de publication.

À faire dans une clause 2026 :

  • Toujours préciser la base : "IPC, base 100 = 2025" (ou autre si vous utilisez une série spécifique).
  • Prévoir un mécanisme de remplacement / raccordement en cas d'arrêt de série, changement de base, ou évolution de nomenclature : "En cas de disparition/arrêt de publication de l'indice, les parties conviennent d'utiliser l'indice de remplacement le plus proche… ou, à défaut, un indice officiellement publié par l'INSEE reflétant au mieux la même catégorie de coûts."

À noter

Sur d'autres contrats comme un bail commercial, l'indexation d'un loyer peut reposer sur l'ILC ; l'important reste de toujours préciser la base et la série de l'indice pour éviter toute contestation sur l'augmentation des loyers.

Comment choisir le bon indice ?

Avant de figer un indice dans une clause, passez-le au filtre suivant :

Pertinent du poste de coût : L'indice doit refléter la réalité des coûts que vous cherchez à couvrir :

  • Travaux → BT/TP et assimilés.
  • Prestations de services → IPC ou autre indice sectoriel plus pertinent.

Public, accessible, régulièrement publié : Un bon indice doit être publié par un organisme fiable (INSEE, JO), consultable et récurrent.

Difficilement manipulable : Éviter les "indices maison" ou références internes : une indexation crédible repose sur une source externe neutre.

Stable et traçable : Il faut pouvoir identifier sans débat :

  • Le mois/trim. I0.
  • Le mois/trim. In.
  • La base (exemple : 2025=100).
  • Les règles d'application (indice le plus récent publié, rattrapage).

Comment rédiger une clause de révision de prix ?

Les questions à se poser avant d'écrire

  • Quelles composantes de coût évoluent réellement ?
  • Périodicité : mensuelle, trimestrielle, annuelle ?
  • Déclencheur : à date fixe, à chaque situation de travaux, à chaque facture ?
  • Seuils/plafonds ? (si autorisés et cohérents contractuellement)
  • Que faire si l'indice disparaît ou change de base ? (par exemple suite à une circulaire ou une mise à jour de série publiée par l'organisme statistique).

Structure type d'une clause

1) Définitions

Inclure un mini-glossaire dès le début :

  • P0 : prix initial (HT) tel qu'établi à la date de référence
  • Pn : prix révisé applicable à la période n
  • I0 : valeur de l'indice de référence à la date d'établissement du prix initial
  • In : valeur de l'indice retenu pour la période de révision n
  • Date d'établissement du prix initial : préciser le repère (ex. mois de remise de l'offre / mois de notification / mois M0 fixé au CCAP)

Bon réflexe :

Indiquer si la révision s'applique à un prix global forfaitaire, à des prix unitaires (BPU), ou à une partie seulement du prix (lots/postes).

2) Indices retenus

Rédiger cette sous-partie comme une fiche d'identité :

  • Nom exact de l'indice (libellé officiel)
  • Organisme / source (exemple : INSEE)
  • Base (ex. 2025=100, 2015=100…)
  • Fréquence de publication (mensuelle/trimestrielle)
  • Série / référence (recommandé pour éviter toute ambiguïté)

Si vous utilisez plusieurs indices (paramétrique), listez-les un par un, avec leur base et leur fréquence.

3) Formule

Écrire la formule au format "lisible", puis préciser l'application :

  • Formule simple (1 indice) : Pn = P0 × (In / I0)
  • Formule avec terme fixe : Pn = P0 × [a + b × (In / I0)] (où a représente la part fixe non révisable)
  • Formule paramétrique (plusieurs postes) : Pn = P0 × [a + b × (In1 / I01) + c × (In2 / I02) + …]

Bonne pratique :

Préciser que a + b (+ c + …) = 1 (ou 100%), et expliquer à quoi correspondent les pondérations (structure des coûts).

4) Périodicité d'application (obligatoire)

C'est la partie "cadence + déclencheur". Exemple de rédaction :

  • "La révision est appliquée trimestriellement, à chaque échéance de facturation." ou
  • "La révision est appliquée à chaque situation de travaux, sur la base de l'indice du mois …"

À inclure :

  • La périodicité (mensuelle/trimestrielle/annuelle).
  • Le déclencheur (date fixe / situation / facture).
  • Le moment de prise en compte (indice du mois M-1, M-2, ou "dernier indice publié à la date…").

Attention

Une périodicité floue ou absente rend la clause inapplicable et génère des litiges. Le Code de la commande publique impose une périodicité explicite (mensuelle, trimestrielle, annuelle). Sans cette précision, impossible de savoir quand appliquer la formule de révision.

5) Modalités pratiques

Ici on verrouille l'application et on évite les litiges :

  • Arrondis : à l'euro, au centime, règle d'arrondi (commercial / mathématique)
  • Indice "le plus récent publié" : si l'indice du mois n n'est pas publié au moment de facturer, préciser l'indice de remplacement temporaire
  • Rattrapage : prévoir une régularisation dès publication (sur facture suivante / décompte suivant)
  • Périmètre : ce qui est révisable (100% du prix ? seulement certains postes ?)
  • Justificatifs : référence de l'indice et mois utilisé dans la facture/décompte (bonne pratique)

6) Substitution d'indice (indice arrêté / base modifiée)

Ceci est votre "assurance anti-blocage". Exemple de logique :

Si l'indice est supprimé, non publié, renommé, ou change de base, alors :

  • On utilise l'indice de remplacement publié par le même organisme et jugé le plus proche (même champ / même catégorie).
  • À défaut, les parties conviennent d'un indice "équivalent" défini dans la clause (ou via un avenant).
  • On précise si un raccordement (coefficient de transition) s'applique ou non, et comment.

Conseil 2026 :

Ecrire explicitement "base 2025=100" (ou autre) et prévoir le scénario "changement de base" pour éviter que la clause devienne floue.

Tableau récapitulatif

Élément à prévoir dans la clause

Pourquoi c'est indispensable

Comment le formuler (exemple)

Erreur fréquente à éviter

Périmètre du prix révisable

Savoir ce qui est concerné (prix global, BPU, postes)

"La révision s'applique aux prix unitaires du BPU / au prix forfaitaire / aux postes X uniquement."

Réviser "tout le marché" sans préciser les postes ou la base de calcul

Date d'établissement du prix initial (P0 / I0)

Fixe le point de départ du calcul

"Le prix initial est établi au mois M0 = mois de remise de l'offre."

Ne pas définir M0 → débat sur I0 et P0

Indice(s) retenu(s)

Garantit une référence objective et vérifiable

"Indice INSEE [nom exact], base 2025=100, fréquence mensuelle."

Oublier la base ou mentionner un indice trop vague ("IPC")

Valeurs I0 et In

Rend le calcul traçable dans le temps

"I0 = valeur de l'indice au mois M0. In = valeur au mois Mn."

Mélanger les mois (prendre Mn au lieu de Mn-1) sans règle

Formule de révision

Encadre la méthode de calcul

"Pn = P0 × (In / I0)" ou "Pn = P0 × [a + b × (In/I0)]"

Coefficients incohérents (a+b≠1), formule non explicitée

Périodicité d'application

Condition de validité et d'exploitabilité

"Révision trimestrielle, appliquée à chaque échéance de facturation."

Périodicité absente ou floue ("régulièrement")

Déclencheur opérationnel

Évite les désaccords au moment de payer

"Application sur chaque facture / situation de travaux / au 1er janvier."

Déclencheur non défini → application "au bon vouloir"

Modalités pratiques

Sécurise l'exécution (arrondis, indice publié tard)

"Arrondi au centime. À défaut d'indice publié, application du dernier indice connu, avec rattrapage à publication."

Oublier le cas "indice non publié" → blocage ou litige

Substitution / changement d'indice

Empêche la clause de devenir inapplicable

"En cas d'arrêt/changement de base, l'indice de remplacement INSEE le plus proche est utilisé ; à défaut, substitution par avenant."

Aucun mécanisme prévu → renégociation forcée

Seuils / plafonds (si prévus)

Encadre l'impact budgétaire (si pertinent)

"La variation est plafonnée à X% par période / seuil de déclenchement à Y%."

Plafond flou ou trop restrictif → tension d'exécution, notamment pour le titulaire

Comment sécuriser la clause et ses évolutions avec Yousign ?

Faire signer la clause et ses annexes sans friction

La clause de révision de prix a de la valeur uniquement si elle est clairement formalisée et signée (CCAP, acte d'engagement, annexes). Avec Yousign, vous pouvez organiser un circuit de signature électronique simple : envoi aux bons signataires, relances et suivi, ce qui réduit les allers-retours et les délais de contractualisation, pour tous les contrats (travaux, services, fournitures) et quelle que soit la nature du contenu signé.

Gérer rapidement les avenants (substitution d'indice, changement de base)

En cours d'exécution, il arrive qu'un indice change de base ou soit remplacé. Dans ce cas, l'avenant doit être validé rapidement pour éviter blocages de facturation ou contestations. Yousign permet de faire signer ces ajustements plus vite, tout en gardant une traçabilité utile (qui a signé, quand, quelle version), y compris en cas de modification liée à un cadre CCAG ou aux contraintes du maître d'ouvrage.

Conserver une preuve et une traçabilité en cas de litige

Quand un désaccord survient (application de la formule, période retenue, indice utilisé), la capacité à retrouver la bonne version signée et son historique devient clé. Un processus de signature électronique bien structuré facilite cette traçabilité et limite les ambiguïtés, notamment sur les éléments techniques (indice retenu, base, méthode de calcul) et le contenu exact applicable à l'ouvrage.

Conclusion

En marchés publics, une clause de révision de prix utile repose sur trois piliers : une fixation claire du prix initial (P0/I0), des clauses d'indexation adaptées à la nature du contrat (travaux, services, fournitures) et une mise en œuvre opérationnelle (périodicité, déclencheur, règles de substitution). Pour l'acheteur comme pour le titulaire, l'enjeu est de sécuriser l'équilibre économique de l'ouvrage ou des prestations tout au long de l'exécution, conformément au Code de la commande publique.

En cours de marché, dès qu'une modification s'impose (indice remplacé, changement de base, précision de calcul), l'avenant doit être formalisé rapidement dans les documents contractuels. Yousign facilite cette étape : signature des pièces du marché et des avenants, suivi et traçabilité, pour garder un contenu contractuel clair et opposable

Prêt à sécuriser vos marchés publics ?

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FAQ

  • À quoi sert une clause de révision de prix dans les marchés publics ?

    Elle permet de faire évoluer le prix pendant l'exécution des marchés afin de tenir compte de la variation de certains coûts, tout en gardant un cadre clair pour l'acheteur et le titulaire.

  • Que dit le Code sur la révision des prix ?

    Le Code de la commande publique impose que le contrat précise notamment la référence du prix initial, les modalités de calcul et la périodicité de mise en œuvre. Sans ces éléments, les clauses peuvent devenir difficiles à appliquer.

  • Quelle différence entre révision et actualisation ?

    L'actualisation corrige un décalage entre la fixation du prix dans l'offre et le démarrage réel. La révision fait évoluer le prix en cours d'exécution, selon une formule et une périodicité prévues au marché.

  • Quels indices utiliser selon la nature du marché ?

    • Travaux / ouvrage : indices BT/TP (construction) le plus souvent.
    • Prestations de services : IPC ou indices sectoriels adaptés.
    • Fournitures : indices cohérents avec la structure de coûts (à justifier dans le contenu de la clause).
  • Que faire si l'indice change de base ou disparaît ?

    Prévoir une clause de substitution (indice de remplacement, raccordement). À défaut, une modification peut nécessiter un avenant pour sécuriser l'application.

  • Comment formaliser un avenant rapidement et éviter les blocages ?

    L'important est de signer les bons documents et de conserver la bonne version. Yousign permet de faire signer un avenant plus vite, avec un circuit de validation et une traçabilité utile en cas de litige.

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